• Les reproductions choisies de toiles de maîtres : la touche impressionniste de Claude Monet, les couleurs intenses de Maurice de Vlaminck, le frêne de Vence de Chaïm Soutine, les fresques de Masaccio et son épisode de la vie de st Julien tellement endommagée et effacée  que la reproduire me donnait la sensation de faire du  » street art », les aquarelles de Turner, les ciels de Constable… Je les peignais tous les jeudis soir avec bonheur et frénésie… et cela pendant 10 ans. Et l’été sur motif, la nature, la mer …

 

  • Les visites de musée : j’étais bouleversée, impressionnée je voyais en vrai ce que j’avais tenté de reproduire en atelier. Les bleus des pastels d’Odilon Redon au musée dOrsay, l’expo »Turner, Whistler, Monet » au grand Palais en 2004, Soutine » à la Pinacothèque, « Vlaminck un instinct fauve » au musée du Luxembourg en 2008. L’exposition de Nicolas de Staël est un choc, la violence de la touche, ses pavés de couleur…la singularité de l’artiste, sa peinture figurative et abstraite, il assure ne chercher « que la peinture visible pour tout le monde », sa fin tragique. Inattendus, les grands tableaux de Soulages! au centre Georges Pompidou en 2009…alors là, je pleure, émotion esthétique…il écrit « je suis ouvert à l’accident » et dit « je peins d’abord pour moi. Si d’autres aiment, cela me conforte. » Et moi, cela me réconforte!

 

  • Des lieux d’artistes : les dessins de la grotte de Lascaux, les enluminures du livre de Kells au Trinity College de Dublin, le parc de Güelle à Barcelone.

 

  • La mer : j’ai passé 46 ans à avoir peur de mettre ma tête dans l’eau. Et un jour, un peu forcée, je découvre un monde tranquille, habité…émotion définitive totale absolue…je pratique la plongée-sous-marine et ma progression me permet de découvrir des mers: Méditerranée, Caraïbes, Océan indien, mer Rouge, la Manche, toujours effrayée de plonger mais émerveillée et bizarrement calmée une fois immergée. Je rentre chez moi avec le souvenir de ces sensations, cette intériorité, cette découverte de soi. Et je peins des fonds marins en découvrant une forme d’abstraction…ce n’est pas une photo… je n’arrive pas à peindre d’après photo. C’est froid et plat mais dans ma tête ça bouillonne. Donc j’improvise… Et je peins pour moi. Je cherche à reproduire cette émotion primaire, cette sorte de naissance ou de découverte de soi et l’eau qui m’apaise. Pourquoi ce repos dans l’eau qui porte? un retour dans le sein maternel? la sensation du « avant la vie »? L’étude de la bible me donne cette plénitude…vaste sujet à contre courant …recherche de spiritualité, d’absolu, d’amour et d’émotion…

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