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Depuis toujours ses mains parlent… dessins et peinture à l’école…origines italiennes !

 Les soirées passées dans la petite cuisine familiale à peindre. Les souvenirs sont précis: la couleur donnée aux tuiles du moulin d’Alphonse Daudet. Tu veux dessiner ? fais des études d’abord … réponse de ses parents ! Beaucoup d’efforts et de temps passés sur les mathématiques et la physique, un véritable enfermement … pour les satisfaire.

Depuis est née une envie de se raconter , de laisser une trace et un besoin de créer .

Aujourd’hui, une émotion vécue, un éblouissement et une idée de création se forme.

Le matériel est choisi pour traduire la spontanéité et l’envie, papier, encre, toile, acrylique, colle, dentelles…..Des éclaboussures et coulures avec de grands mouvements de pinceaux et de brosses souvent pour aller vite comme si le temps était  compté…

Le geste s’apaise, vient le temps de la réflexion : la couleur est mouillée, séchée et le champ de vision se rétrécit, les petites touches se répondent au doigt, au pinceau.

Il y a dialogue sans préjugé ni regret , effacement, superposition.

Il y a pauses et maturation avec une reconnaissance mutuelle , chaque retour est une découverte. Des formes naissent .

           Pour Florence, peindre est un terrain de jeu, un laboratoire  d’expérimentation où tout est possible et l’erreur nécessaire pour avancer, le doute et l’insatisfaction aussi.

Le peintre Ali Silem ajoute: « le point de départ de ses créations artistiques est l’incarnation d’un mythe, d’une croyance. Le geste fondateur se veut l’expression d’un imaginaire originel, primordial. Florence y puise comme à une source poétique. Très vite l’allegorie et l’évocation se révèlent illusoires, elle les révoque: agir seule, créer pour soi, chercher sa propre vérité, sans morale, sans intellectualisation deviennent ses crédos. Le travail jouit, dès lors, de sa propre autonomie, une nouvelle cohésion prend place, un souffle primordial à cette étape du travail conduit l’artiste à recourir plutôt à l’innocence, à l’energie Première, à l’instinct du danseur mystique en transe. »