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Depuis toujours mes mains parlent… dessins et peinture à l’école… mes origines italiennes !

J’ai un souvenir très précis du moulin d’Alphonse Daudet, de la couleur de ses tuiles et de la matière que je leur avais donnée… Les soirées passées dans la petite cuisine familiale à peindre. Tu veux dessiner ? fais des études d’abord … réponse de mes parents ! Beaucoup d’efforts et de temps passés sur les mathématiques et la physique, un véritable enfermement … pour les satisfaire.

Aujourd’hui, la peinture est ma liberté… banalité !

Elle raconte mes émotions, est posée, jetée dans des éclaboussures et coulures avec de grands mouvements de pinceaux et de brosses souvent pour aller vite comme si le temps m’était compté…

Puis mon geste s’apaise, vient le temps de la réflexion : la couleur est mouillée, séchée et mon champ de vision se rétrécit, les petites touches se répondent au doigt, au pinceau.

Une idée au départ, un texte, une phrase et tout s’envole, se crée et prend forme. Même la colère, la tristesse, la peur, la nature en bouillonnement, l’origine du monde et sa fin, la création… Peindre est un terrain de jeu, un laboratoire d’expérimentation où tout est possible et l’erreur nécessaire pour avancer, le doute et l’insatisfaction aussi..

A la question suivante : « Quand une peinture est terminée, vous l’oubliez ? » le peintre Zao Wou-ki répond : « Je ne suis jamais content. Je ne pense pas que cela puisse être parfait ».